GC14 Atlan

De CK3 - FR

Description

L’Apocalypse. Le Jugement dernier.

Le père Sanchu n’aurait jamais imaginé que la promesse des Écritures s’accomplirait ici, sur cette île oubliée du monde.

Envoyé par le royaume des Asturies, avec l’approbation de Rome, il avait été choisi pour participer à la première mission d’évangélisation des Canaries. Il s’en était senti honoré. Peut-être même destiné. Mais au fond, ce qui l’habitait n’était pas uniquement la foi — il y avait aussi la fascination. Celle des mondes perdus, des peuples anciens, des secrets engloutis au-delà des colonnes d’Hercule. Ce matin-là, jour saint, alors qu’il préparait la messe dans sa cellule de pierre, on vint le chercher précipitamment. Deux de ses aides — des insulaires convertis — l’accompagnèrent jusqu’au rivage. Là, une foule dense s’était formée, armée de bâtons, de pierres, et de silence. Tous fixaient la mer. À l’horizon, une trentaine d’embarcations inconnues fendait les vagues. Leur forme, leur taille, leur allure — rien de ce qu’on connaissait. Le silence n’était troublé que par le ressac, et les soupirs des plus craintifs.

Lorsqu’ils accostèrent, un homme descendit le premier. Sa peau sombre luisait sous le soleil. Il était paré d’or, de plumes et de tissus finement brodés. Son regard était calme, assuré. Derrière lui, d’autres suivaient. Ils ne semblaient ni hostiles, ni perdus. Plutôt… résolus.

Le chef parla dans une langue inconnue, avec lenteur, presque comme une incantation. Puis il fit signe à un de ses compagnons. Celui-ci s’avança et présenta un coffret ouvragé. À l’intérieur, une tablette d’ivoire — d’une finesse exceptionnelle — fut remise au prêtre. Sanchu la saisit. Les scribes et savants de Tolède furent les premiers, bien des années plus tard, à étudier puis à déchiffrer la tablette d’ivoire offerte par les mystérieux visiteurs des Canaries. Ce qu’ils découvrirent bouleversa leur compréhension du monde connu. La scène gravée sur la tablette représentait une rencontre solennelle entre deux peuples. Le premier, reconnaissable à ses parures de jade et de plumes, était originaire du Yucatán : des Mayas, que les lettrés européens baptiseraient plus tard du nom de Atlan. Le second groupe, plus énigmatique, aurait pu être identifié sans difficulté… si sa mémoire n’avait pas été ensevelie sous la poussière des bibliothèques monastiques désertées. Il s’agissait en vérité des Nubiens.

Une expédition oubliée, partie bien des décennies plus tôt depuis les rives du royaume de Dongola, avait accompli l’impossible. Portée par la vision d’un roi-sage, conseillé par des descendants de marchands phéniciens et inspiré par les anciens savoirs des navigateurs antiques, elle avait contourné l’Afrique par le sud, s’enfonçant dans l’inconnu de l’océan occidental. Et c’est ainsi que, portée par la foi et le vent, elle atteignit les côtes luxuriantes du Yucatán.

Ce fut la première rencontre entre l’Ancien et le Nouveau Monde — non dans la violence, mais dans l’émerveillement. Les Nubiens, par leur apparence, leur langue, et leur science, furent accueillis comme des envoyés des dieux. En retour, ils s’inclinèrent devant la profondeur des rites et des savoirs mayas. Leurs coutumes furent mêlées aux traditions royales locales. Aucun d’eux ne repartit jamais. Leur mémoire s’éteignit avec les générations, jusqu’à n’être plus qu’un murmure enfoui. La tablette témoignait de cette alliance sacrée : on y voyait les silhouettes allongées des navires noirs approchant la jungle, les bras tendus des Mayas, les échanges d’offrandes, les danses rituelles, et, au centre, deux souverains se tenant la main sous les étoiles. Les hommes et femmes qui débarquèrent ce jour-là aux Canaries étaient les descendants de cette union ancienne. Fils du Nil et des pyramides du Yucatán, ils avaient suivi la promesse murmurée par leurs ancêtres : celle d’une terre lointaine, mythique, qu’on disait baignée de lumière et de savoirs anciens.

Restait seulement à répondre à cette question : venaient-ils pour conquérir ou seulement se souvenir ?

Objectifs

  • Créer la culture Atlan, en faisant un hybride entre la culture Egyptienne ancienne et Guanche
  • Former le Royaume des Canaries via la décision : Consolider les Canaries
  • Détenir Tolède; après création de l'Empire Custom, en faire la Capitale
  • Fonder un Empire Custom via la décision Fonder un nouvel empire comprenant tous les royaumes qui sont entourés de noir sur l'image
  • Réformer la foi, la nommer "Chontalite",
  • Principes de la foi : "Culte des Ancêtres", "Sacrifice Rituel", "Vénération Volcanique"

Contraintes

  • Aucune

Autorisations

  • Diverger la culture : Non
  • Hybrider la culture : Oui, avec Guanche
  • Changer de culture : Non
  • Réformer la foi : Oui
  • Changer de foi : Non

Infos sur le start

Concernant la création du personnage

  • 400 points max
  • 40 ans
  • 3 traits de personnalité obligatoire (ni plus ni moins)
  • Foi Achamanique
  • Culture Égyptienne ancienne
  • Prénom de départ : Bartholomaios (en référence à Bartholomé de las Casas

Images

Le Start

Duchés de Jure

Royaumes de Jure

Empires de Jure